Un vase, une princesse, un mystère

Un vase de 1,64m et 208,6 kg ?! 
Élu haut la main « vase le plus balaise du monde », le vase de Vix est surtout le plus grand vase grec en bronze de l’Antiquité. Retour en arrière.
En 1953, des archéologues mettent à jour l’une des plus belles sépultures princières datant du premier âge du fer. Dans cette tombe repose une princesse celte, morte il y a 2700 ans. À ses côtés, le plus grand vase grec en bronze de l’Antiquité. C’est le vase de Vix. La chambre funéraire aux parois de bois renferme un char démonté et une caisse contenant le squelette d’une femme d’une trentaine d’années. La défunte, enterrée selon un rituel habituellement réservé aux hommes, a été inhumée vers 480 avant notre ère. Son corps est couvert de bijoux. Un diadème en or, assimilé à une torque, pesant 480 grammes enserre sa tête. Tout montre qu’il s’agit d’une personnalité de haut rang. De nombreux objets accompagnent sa dépouille : deux vases grecs en terre cuite, une cruche, trois bassins en bronze mais surtout un grand cratère de bronze, le plus grand jamais découvert à ce jour. 
Cette pièce d’exception est constituée d’une tôle de bronze et mise en forme au marteau. Les anses, le pied, le couvercle et le décor sont quant à eux en bronze plein, fondu à la cire perdue. Sur la frise qui orne le col, on peut observer une série de 7 fantassins appelés hoplites alternant avec 8 chars, tous vus de profil. À la base de chaque anse en forme de volute se trouve le torse d’une gorgone grimaçante. Représentées de face, les gorgones avaient le pouvoir de terrifier leurs ennemis d’un regard. Fallait surtout pas les brancher. Le vase de Vix ? À découvrir à Châtillon-sur-Seine. En Côte-d’Or.

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