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Petites et grandes histoires

Dans les couloirs d’un palais, résonnent encore les pas des ducs de Bourgogne ; de la quiétude d’une abbaye s’échappent les prières des moines : alors tendez l’oreille et laissez-vous conter l’histoire  de la Côte-d’Or.      

C’est l’histoire d’un nom : pendant plusieurs siècles, l’histoire de la Côte-d’Or ne fait qu’une avec celle de la Bourgogne. Il faudra attendre la Révolution, le 24 février 1790, pour que l’espace bourguignon soit officiellement divisé en quatre départements : Yonne, Côte-d’Or, Nièvre, et Saône-et-Loire. La Côte-d’Or aurait pu s’appeler « Haute-Seine » puisque le fleuve de la capitale y prend sa source, ou « Seine-et-Saône » du nom de ses cours d’eau principaux… mais, sur cette terre d’art (qu’il soit art de vivre ou architecture), on aime à parler de saveurs et de couleurs : on préféra, pour désigner la Côte-d’Or, le flamboiement du soleil dans les feuilles de vigne en automne.

C’est l’histoire d’une bataille : la trace la plus ancienne d’un homme en Côte-d’Or remonte à 75 000 avant JC. Progressivement, la région se peuple et devient prospère : en témoigne le magnifique vase de Vix datant de 650 avant JC et destiné à une princesse celte. Mais à cette époque, plus nombreux sont les chefs de tribus que les princes : en -52, Vercingétorix, le plus connu d’entre eux, s’oppose à Jules César. Le siège d’Alésia marque le rattachement de la Gaule à l’empire romain et fait d’Alise-Sainte-Reine un lieu fondateur de l’Histoire de France.

C’est l’histoire d’une dynastie : au Moyen-âge, quatre grands noms vont se succéder et mener la Bourgogne à son apogée. Issus de la maison des Valois, Philippe le Hardi, Jean Sans Peur, Philippe le Bon et Charles le Téméraire s’attachent faire prospérer le territoire et les richesses de la Bourgogne, quitte à s’attirer les foudres du pouvoir royal. Cette grande saga familiale prend fin alors que Charles le Téméraire tente de s’emparer de la Lorraine. Aujourd’hui, le prestige des ducs n’a pas quitté Dijon ni son Palais. Leurs tombeaux, petites merveilles architecturales, que l’on doit notamment à Claus Sluter et Jean de Marville, attirent toujours autant de visiteurs.

C’est l’histoire de grands hommes nés ici ou venus d’ailleurs :

Au siècle des Lumières, l’Académie de Dijon couronne le premier discours de Jean-Jacques Rousseau : un jeune genevois, futur maître de la littérature et de la philosophie.

Né à Dijon, Gustave Eiffel monte rapidement exercer son talent à Paris. Les halles de Dijon rappellent pourtant l’origine de l’architecte : construites en 1868, elles se composent d’arcades et de colonnes propres au style Eiffel.

A l’entrée du Parc Darcy à Dijon, la reproduction du majestueux Ours blanc de François Pompon rend hommage au style gracieux et épuré de ce sculpteur animalier né à Saulieu en 1855.

Le Chanoine Kir fut maire de Dijon de 1945 à 1968 : il laisse une empreinte indélébile liée à son caractère bouillonnant autant qu’à la boisson à laquelle il a donné son nom.

Bernard Loiseau : originaire du Puy-de-Dôme, c’est pourtant en Côte-d’Or qu’il connait la gloire aux commandes de son restaurant récompensé par trois étoiles au guide Michelin en 1991.

Si la Côte-d’Or est aujourd’hui réputée pour sa gastronomie, son patrimoine et son art de vivre, c’est en grande partie à cette riche histoire qu’elle le doit et à ses habitants qui n’ont jamais hésité à cultiver cet héritage.

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