Les Ducs de Bourgogne

L'histoire des ducs de Bourgogne
Dijon, capitale de Bourgogne-Franche-Comté et capitale des ducs de Bourgogne, avec son agglomération, comptent actuellement 250 000 habitants, ce qui la place 18e ville de France. Une vraie métropole à taille humaine où le centre-ville et ses nombreuses rues piétonnes vous donneront envie de vous balader, « shopper plaisir », et de vous asseoir en terrasse.
La ville est labellisée « Ville d’Art et d’Histoire ». Entre ses nombreux bâtiments historiques, ses cours intérieures et ses clochers du XVIIe siècle qui lui ont valu son surnom de ville aux 100 clochers, découvrez la perle faisant face à la magnifique place de la Libération, au cœur du centre historique : le Palais des ducs de Bourgogne. Ce dernier a pu jouir d’une architecture soignée grâce aux ducs Valois de Bourgogne qui ont érigé, petit à petit, les différentes parties du palais (où on trouve aujourd'hui un bout de la mairie, mais aussi le superbe musée de beaux-arts, gratuit pour tout visiteur). Ils ont également permis d’offrir à Dijon un rayonnement européen non négligeable de par leur sang de lignée royale. Ils ont été aussi puissants que les Rois de France jusqu'à la fin du 15e siècle, possédant à la fois la Bourgogne, la Franche-Comté, les Flandres, les Pays bas, le Luxembourg... Quatre ducs se succèdent : Philippe Le Hardi accède au trône le premier en 1364, suivi par Jean sans Peur, Philippe le Bon et enfin Charles le Téméraire. C’est d’ailleurs à Philippe le Hardi que l’on doit la Tour de Bar se dressant majestueusement au dessus du palais. Philippe Le Bon entame, quant à lui, la construction des cuisines et du logis ducal faisant de ce monument une œuvre architecturale impressionnante et majeure de Dijon
Le puits de Moïse, datant du début du XVe siècle, est également un monument à ne pas manquer. Sur cette sculpture de sept mètres de haut réalisée par Claus Sluter sont représentés les six prophètes de l’Ancien Testament : Moïse, Isaïe, Daniel, Zacharie, Jérémie et David. C’était auparavant le socle d’un calvaire disparu à la fin du XVIIIe siècle, la colonne se trouve au milieu d’un bassin d’eau alimenté par la nappe phréatique, une passerelle en contrebas permet d’observer et d’apprécier les détails minutieux et maîtrisés de l’œuvre. Cette sculpture aux visages très expressifs provoqua une véritable révolution pour l’époque, mais ce style audacieux fut ensuite utilisé par de nombreux sculpteurs. La rénovation récente de ce chef-d’œuvre a permis de redécouvrir la polychromie impressionnante des vêtements des prophètes et des anges, encore bien conservée malgré les siècles passés.

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