Eric Carrière, vous connaissez ?

Admettons : - Vous n’êtes pas foot ? - Vous n’êtes pas vin ? - Vous n’êtes pas gastronomie ? Bon, d’accord, ça arrive (même ici en Bourgogne !)… alors, on vous explique…

C’est l'histoire d’un ex-international de foot, au palmarès bien rempli...

Quadruple champion de France, deux fois vainqueur de la coupe de France entre autres, qui, après Nantes, Lyon et Lens, a fini par poser ses valises, son talent et sa gentillesse à Dijon. Où il n’a jamais failli venir… sans l’insistance de l’ancien Président du DFCO*, qui voulait vraiment engager le milieu de terrain. Dijon, franchement, ça le fait pas rêver. Pire, la ville ne lui évoque même rien. Mais après un week-end en Côte-d’Or et quelques coups de fil à des joueurs amis, le voilà qui révise son jugement. Et où il est resté...

« quand on bosse à Dijon, on ne veut pas en partir »

Finalement, de sceptique, on passe à conquis. Alors quand il a pensé à sa reconversion, il s’est lancé et a contacté des vignerons. Cet homme de terroir, fils de métayer, a certes pu ouvrir des portes grâce à sa notoriété mais ses partenaires ont tout de suite vu en lui son humilité, sa passion de la terre, du partage, de la tradition. portraits Eric Carrière

Et c’est comme ça que tout a commencé… il a ouvert ses propres caves

S’il a toujours apprécié les vins rouges, les blancs lui étaient moins connus. Il y a vite pris goût en dégustant les Meursault, Puligny et autres Chassagne Montrachet… Aujourd’hui fervent défenseur des Climats de Bourgogne en tant que Chevalier des Tastevins, il joue à fond son rôle d’ambassadeur. Quand il est à Paris avec les autres consultants foot, c’est à qui vantera les meilleurs vins du monde. Et avec les Bordelais, il y a du sport ! Mais quand il parle de la Romanée Conti, il tue le match ! Loin des stéréotypes de ses congénères footballeurs parfois hautains ou bling-bling, et sûrement pas dans le culte de l’image, Eric cultive son jardin personnel avec sérénité. Ce qui lui plait plus que tout, ce ne sont pas tant les boites de nuits, les sorties, les people mais sa famille (il a quatre filles !), ses amis et les bons moments en petit comité.

« Je préfère mille fois des t-bones ou une côte de bœuf de chez Chenu avec mes amis à la maison plutôt que sortir en ville »

Bien sûr, il a ses restos favoris : La Charme à Prenois « qui gagne à être connu », chez Guy à Gevrey, le Montrachet à Puligny, mais il le dit lui-même, il n’y va pas très souvent. Et puis, la magie de la Place de la Lib' le soir, quand il y a du monde et l’ambiance autour des halles. Bien sûr, en tant qu’associé du Bistrot des Halles, cet endroit est cher à son cœur et il aime y retrouver ses amis. Lui-même se dit assez peu curieux. La Bourgogne lui est peu familière, hormis Auxerre (bien sûr !) ou les lieux où il accompagne ses filles dans leurs activités. Mais il manque de temps pour mieux la découvrir. Il a promis d’y remédier !